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Blog · 5 octobre 2026

40 % des TPE et PME utilisent l'IA, 11 % s'en servent pour automatiser

Fin septembre, la Direction générale des Entreprises a publié la sixième édition du Baromètre France Num, réalisée par le Crédoc auprès de 9 655 entreprises. Le chiffre qui a fait les titres : 40 % des TPE et PME utilisent au moins une solution d’intelligence artificielle, contre 26 % un an plus tôt et 13 % en 2024. Chez les PME seules, on passe de 34 % à 53 % en un an.

L’IA n’est donc plus une affaire de grands groupes. Mais en regardant ce que les entreprises en font, un autre constat apparaît.

Ce que les TPE et PME font vraiment de l’IA

Le baromètre détaille les usages :

  • générer du texte, de la voix ou des images : 34 % ;
  • utiliser un assistant conversationnel ou un chatbot : 24 % ;
  • analyser ou classer des documents : 13 % ;
  • automatiser des tâches : 11 % ;
  • analyser des données, prévoir, optimiser des ressources : 9 %.

Autrement dit, l’IA sert d’abord à écrire plus vite : un mail, une annonce, un post. C’est utile, mais c’est l’usage qui rapporte le moins. Les usages qui libèrent vraiment des heures (traiter des documents, enchaîner des tâches, exploiter ses données) restent l’affaire d’une minorité.

Le baromètre le confirme par un autre angle : seules 5 % des entreprises utilisent l’IA pour piloter leur activité, alors que 76 % exploitent déjà leurs données pour le faire, surtout avec un logiciel métier (51 %) ou un tableur (44 %).

Celles qui investissent en sont plus satisfaites

68 % des entreprises qui utilisent l’IA jugent son impact positif. Ce taux monte à 84 % chez celles qui paient une solution. Or seules 19 % des TPE et PME ont recours à une solution payante (32 % des PME).

Les dépenses engagées sont d’ailleurs presque toutes des abonnements : 17 % des entreprises paient des licences, 5 % de la formation, 3 % des développements spécifiques et 2 % du conseil. La plupart des entreprises ont donc pris un outil, sans toujours avoir décidé à quoi il devait servir.

L’écart se creuse entre TPE et PME

Le baromètre note aussi une baisse de la confiance dans le numérique chez les plus petites : 71 % des dirigeants estiment que le numérique apporte un bénéfice réel, soit 7 points de moins qu’en 2025, avec une chute marquée chez les TPE. Les secteurs les plus sceptiques sont l’agriculture (52 %), l’agroalimentaire (59 %), le transport et la logistique (60 %) et le bâtiment (61 %).

Ce sont souvent aussi ceux où l’IA est la moins utilisée : 30 % dans le bâtiment, 29 % dans le transport, 27 % dans l’agroalimentaire, contre 72 % dans le numérique. Pourtant, tous progressent, et l’usage a doublé en un an dans le bâtiment comme dans l’agriculture. Le mouvement est lancé partout, mais il produit des résultats inégaux.

Les vraies priorités des dirigeants

Pour 2026 et 2027, 78 % des TPE et PME ont des projets numériques. La première priorité n’est pas l’IA mais la facturation électronique (39 %), devant l’achat de logiciels (26 %), la formation (21 %) et l’IA (18 %).

C’est une bonne nouvelle déguisée. La réforme oblige à revoir le circuit des factures, et c’est précisément un des terrains où l’automatisation rapporte le plus : les données arrivent structurées, le rapprochement et l’imputation peuvent être préparés automatiquement. Les deux priorités se rejoignent.

Pour se faire conseiller, enfin, les dirigeants se tournent d’abord vers leur expert-comptable (41 %, +23 points), puis vers leurs prestataires (37 %). Et 84 % privilégient un prestataire français ou européen.

Passer de « on utilise l’IA » à « l’IA nous fait gagner du temps »

Les chiffres dessinent un schéma clair : beaucoup d’entreprises ont essayé, peu ont changé leur façon de travailler. Pour passer le cap, l’ordre compte :

  1. Partez d’une tâche, pas d’un outil. Choisissez une tâche qui revient chaque semaine et que tout le monde trouve pénible : saisie de factures, relances, préparation de devis, tri des mails entrants.
  2. Mesurez le temps qu’elle prend aujourd’hui. Sans ce chiffre, impossible de savoir si l’outil a servi.
  3. Regardez ce que vos logiciels savent déjà faire. Beaucoup de logiciels de gestion intègrent des fonctions d’IA que personne n’a activées.
  4. Automatisez en gardant une validation humaine, au moins au début : l’outil prépare, une personne valide.
  5. Formez sur les vrais cas de l’équipe, pas sur une démonstration générique. C’est ce qui sépare un outil adopté d’un abonnement oublié.

Le baromètre le montre : l’IA se diffuse vite. La différence ne se fera plus entre ceux qui l’utilisent et les autres, mais entre ceux qui en ont fait un gain de temps mesurable et ceux qui s’en servent pour écrire leurs mails.

Et maintenant ?

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  1. 01On observeLes tâches qui reviennent chaque semaine, avec ceux qui les font.
  2. 02On chiffreLe temps perdu et ce qui peut être automatisé, avant d'engager quoi que ce soit.
  3. 03On automatiseSur vos outils existants, vos équipes formées, vous validez.

Premier échange chez vous, sans engagement.

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